Pour réduire le chômage des jeunes, le Forum démocratique pour le Travail et les libertés, Ettakatol pour les intimes, a proposé dans son programme « une mesure d’urgence » consistant à la créer 100 mille emplois dans le secteur public en y consacrant environ un milliard de dinars, prélevé sur le budget de l’Etat de l’année 2012.
Certains observateurs considèrent que ce chiffre est relativement élevé et peut avoir des retombées sur le déficit budgétaire. En effet, ce milliard de dinars, qui servira à recruter 100 mille jeunes, représente environ 5% du budget de l’Etat !
A cette interrogation, M. Mongi Boughzala, expert économique au FDTL, apporte une réponse à nos collègues de la TAP. L’expert considère que le montant d’un milliard de dinars ne constitue pas une surcharge pour le budget de l’Etat, sachant que l’emploi est une priorité absolue à l’heure actuelle.
Il a ajouté, dans ce contexte, que la création de 100 mille emplois s’inscrit dans le cadre du programme d’urgence qui s’étale sur les années 2012 et 2013 et que le secteur public est le secteur idoine pour recruter en attendant la reprise de l’activité économique à son rythme habituel afin que le secteur privé assure la relève du secteur public en matière de création d’emplois.
M. Boughzala revient à la charge pour indiquer que le déficit budgétaire, lequel varie actuellement entre 3,5% et 4% du PIB, n’est pas un obstacle à l’allocation d’un milliard supplémentaire devant être consacrée à l’emploi, notamment pour un pays qui passe par une période de transition comme la Tunisie.
L’expert économique a fait savoir que le financement de ce déficit budgétaire à travers l’endettement public, estimé à 45% du PIB, n’est pas un obstacle additionnel, d’autant que ce taux est considéré comme meilleur que celui enregistré dans d’autres pays comme la Grèce et l’Italie.
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