Le Congrès international sur le thème «Assises de la justice transitionnelle en Tunisie» a entamé, vendredi, ses travaux, à la Cité des Science à Tunis et a été marqué par la présence de l’actuel président de la république M. Foued Mbazaa et de son (très probable) successeur, M. Moncef Marzouki.
Au cours de son intervention, M. Foued Mebazaa, a souligné que les déchirures et les brèches provoquées par l’ancien régime dans la société sont profondes et difficiles à évaluer.
«La nature humaine, le besoin vital d’espoir et l’aspiration à un lendemain meilleur, exigent d’identifier les moyens de transcender l’étape actuelle, de faire preuve de sagesse et de clairvoyance et de s’inspirer des expériences d’autrui», a-t-il souligné en substance.
Il importe, a-t-il ajouté, de mettre en place une plate-forme idoine qui engage tous les tunisiens, plate-forme qui permettra de tourner la page du passé et d’entamer la construction de l’avenir.
Pour sa part, le candidat à la présidence de la République et président du Parti du Congrès pour la République (CPR), Moncef Marzouki, a plaidé contre le principe de la vengeance, réaffirmant, à ce propos, son souci, durant la prochaine étape, «d’asseoir une Justice transitionnelle saine à travers l’ouverture des archives, le changement du système juridique, la réhabilitation des victimes et le jugement des coupables dans le cadre d’une approche qui respecte les valeurs humanistes et veille à changer les mentalités».
Cette rencontre, qui se poursuivra pendant deux jours, se veut une occasion pour identifier les moyens de rompre avec l’héritage de l’ancien régime et engager une réconciliation nationale permettant d’asseoir la primauté de la loi sur la base des réformes institutionnelles nécessaires.
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