
Il y a quelques jours, Guellala a été le théâtre d’affrontements entre forces de l’ordre et citoyens de la localité. Ces affrontements se sont soldés par une cinquantaine de blessés en plus d’une vingtaine de voitures incendiées et d’autres dégâts.
La raison de cette effervescence ? Les habitants vivent un calvaire environnemental lié à une décharge. Gérée par une société étrangère qui ne respecte pas les normes environnementales, cette décharge cause énormément de préjudices aux habitants qui réclament sa fermeture immédiate.
Entrée en exploitation en mai 2007 pour une durée de 15 ans, la décharge de Guellala, 13.000 habitants, suscite la colère de la population depuis que les digues de ce dépotoir à ciel ouvert ont petit à petit cédé et pollué les terres environnantes.
Pour prévenir la propagation de maladies mais aussi l’impact négatif sur l’environnement, la population locale s’est mobilisée pour demander la fermeture immédiate du site, une fermeture que le gouvernement n’envisage pas avant fin 2013.
«En effet, Depuis sa création, en 2007, les riverains parmi les habitants de Guellala et Ouersighen vivent un enfer environnemental. On a revendiqué la fermeture de cette décharge à plusieurs reprises mais en vain. On savait qu’un jour le problème allait se poser avec plus d’acuité, parce que la région vit vraiment un véritable calvaire et l’affaire n’a pas été prise au sérieux auparavant.», souligne un chef d’arrondissement municipal de Guellala.
Les sit-inneurs avaient dressé une tente non loin de la décharge et voulaient faire entendre leurs voix. Ils en avaient mare des promesses non tenues. L’adjoint du procureur de la République accompagné du directeur du district de sécurité se sont même rendus sur place pour tenter de faire plier les jeunes. Mais en vain !
Quelque temps après, les forces de l’ordre passeront à l’action pour disperser les manifestants et évacuer les sit-inneurs, pris de court par l’utilisation disproportionnée de la force (du gaz lacrymogène et même des balles en caoutchouc contre des jets de pierres). Les dégâts sont énormes. Mais les Djerbiens continuent d’exiger la fermeture de cette décharge qui leur pollue la vie.
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