Le nombre de personnes tuées dans des accidents de la route en Tunisie a augmenté de 10,76 % depuis le début de l’année jusqu’au 1er octobre 2026, par rapport à la même période de 2025, selon les dernières statistiques publiées par l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR) sur son site officiel.
Depuis le début de l’année, 3.616 accidents ont été enregistrés, faisant 1.029 morts et 4.692 blessés, contre 4.177 accidents, 929 morts et 5.534 blessés au cours de la même période de 2025.
L’inattention et le manque de vigilance arrivent en tête des causes des accidents, avec 1.112 accidents, soit 30,75 % du total, suivis de l’excès de vitesse avec 777 accidents (21,49 %), du non-respect de la priorité avec 283 accidents (7,83 %) et de la traversée de la chaussée avec 269 accidents (7,44 %).
S’agissant des accidents mortels, l’excès de vitesse constitue la principale cause, avec 377 décès, soit 36,64 % du total des morts, et 1.070 blessés (22,80 %). Il est suivi par l’inattention et le manque de vigilance, à l’origine de 190 décès et 1.227 blessés, puis par le défaut de maintien à droite, qui a fait 95 morts et 363 blessés.
Sur le plan géographique, le gouvernorat de Tunis arrive en tête en nombre d’accidents, avec 459 accidents ayant fait 86 morts et 563 blessés. Il est suivi par le gouvernorat de Mahdia avec 303 accidents, 49 morts et 375 blessés.
Le gouvernorat de Kébili a enregistré, pour sa part, le plus faible nombre d’accidents, avec 44 accidents faisant 13 morts et 66 blessés.
Le mois d’août a enregistré le plus grand nombre de décès sur les routes, avec 146 morts et 542 blessés dans 405 accidents. Le mois d’avril a, quant à lui, enregistré le plus grand nombre d’accidents, avec 455 accidents ayant fait 105 morts et 568 blessés.
L’ONSR précise que les statistiques relatives à l’année 2026 sont établies à partir des données qui lui ont été communiquées, selon une dernière mise à jour effectuée le 18 septembre 2026. Ces données sont provisoires et susceptibles d’être actualisées quotidiennement en fonction des informations transmises par les sources officielles.
Concernant le classement géographique des accidents et de leurs victimes, l’Observatoire souligne qu’il s’agit d’un classement purement quantitatif, qui ne tient pas compte des spécificités démographiques ni des indicateurs économiques et sociaux propres à chaque région, ce qui peut limiter la portée d’une comparaison objective entre les gouvernorats.
(TAP)

