
Dans un communiqué publié jeudi 28 mars, Human Right Watch estime que « La Tunisie a désespérément besoin d’une justice indépendante après toutes ces années où l’autorité politique a manipulé les tribunaux, privant de justice tellement de personnes ».
L’association, par le biais de Eric Goldstein, directeur adjoint de la division Moyen-Orient et Afrique du Nord, exhorte l’Assemblée nationale constituante à s’engager à bâtir une justice affranchie de l’ingérence du gouvernement.
Alors que l’ANC doit examiner cette semaine un projet de loi mettant en place la nouvelle Instance provisoire de la magistrature, qui remplacera le Conseil supérieur de la magistrature, cette loi suscite encore l’inquiétude quant à l’étendue de l’influence que les ministres continueraient à avoir sur les sanctions disciplinaires à l’encontre des juges et sur d’autres questions affectant leur indépendance par rapport au gouvernement. « L’Assemblée a aujourd’hui une chance de mettre fin aux abus cyniques du système judiciaire en adoptant une législation solide sur l’Instance de la magistrature. » souligne Eric Goldstein.
L’association dénonce aussi, à travers ce communiqué la lenteur des progrès réalisés par les autorités en matière d’indépendance de la Justice, depuis le départ de Ben Ali en 2011, en particulier les ingérences du ministre de la Justice dans la nomination et l’avancement des juges, mais aussi de leur révocation.
D’après Communiqué
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