Plusieurs personnalités, médias mais aussi politiciens ont dénoncé les agressions et les provocations verbales et physiques commises, mercredi,
par les forces de l’ordre à l’encontre des universitaires, des étudiants et de deux journalistes devant le ministère de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique.
A son tour, l’organisation internationale Reporters Sans Frontières (RSF) s’inquiète de l’attitude des forces de l’ordre et le fait savoir via un communiqué, dont EspaceManager a reçu une copie.
« L’attitude des agents des forces de l’ordre n’est pas sans rappeler les anciennes pratiques policières de l’ère Ben Ali, s’est inquiétée Reporters sans frontières. Malgré les excuses formulées par leur hiérarchie, les agents de police doivent comprendre qu’ils ne sont plus au-dessus des lois. A la veille du premier anniversaire de la révolution, la poursuite des violences policières est particulièrement inquiétante. Nous demandons aux nouvelles autorités tunisiennes d’enquêter sur cet incident et de sanctionner les responsables. Elles doivent prendre les mesures nécessaires afin qu’un tel incident ne se reproduise pas. »
Il est à rappeler que Sana Farhat, une journaliste du quotidien francophone Le Temps, et Maha Ouelhezi, travaillant pour le site d’information en ligne Web Manager Center, ont été agressées, le 4 janvier 2012, par des agents de force de l’ordre en civil, alors qu’elles couvraient une manifestation d’enseignants universitaires devant le ministère de l’Enseignement supérieur à Tunis.
Par ailleurs et à deux reprises (les 27 novembre et 3 décembre 2011), Hassan Soussou, directeur de Tunisie Numérique, avait dénoncé dans son journal électronique les violences exercées par les forces de l’ordre contre ses journalistes !
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