La chambre criminelle près le Tribunal de première instance de Tunis a prononcé des peines de prison allant de six à quinze ans à l’encontre des membres d’un dangereux réseau féminin spécialisé dans la vente de comprimés stupéfiants dans les milieux scolaires et auprès des jeunes de la capitale. Les condamnées ont également écopé d’amendes dépassant au total les 100 000 dinars.
L’affaire remonte à une enquête menée par les services de sécurité, qui sont parvenus à démanteler le réseau après une surveillance minutieuse de ses activités. Les investigations ont révélé que les accusées ciblaient principalement des élèves et des jeunes aux abords des établissements scolaires, recourant à diverses méthodes de dissimulation afin d’échapper aux soupçons des autorités.
Selon les éléments du dossier, les comprimés stupéfiants étaient acheminés depuis le gouvernorat de Kasserine avant d’être transportés puis distribués dans plusieurs quartiers de Tunis ainsi qu’à proximité d’établissements éducatifs, en contrepartie de sommes d’argent variables.
Les membres du réseau étaient poursuivies pour des faits de contrebande, de détention, de possession et de trafic d’une substance stupéfiante inscrite au tableau B de la législation tunisienne, dans l’intention d’en faire commerce.
Cette affaire relance les inquiétudes concernant la propagation des drogues en milieu scolaire et les stratégies de recrutement visant les jeunes, un phénomène que les autorités cherchent à endiguer à travers le renforcement des contrôles et des opérations de lutte contre les réseaux de trafic.

