
Au nom de la sacro-sainte légitimité pour une troika tremblante et au nom d’un mimétisme à l’égyptienne, nos hommes politiques sous l’emprise des ordres venus d’ailleurs, restent tous sourds à l’intérêt suprême du pays et affichent comme l’a dit le professeur Kais Said une suffisance et une incapacité flagrante à mener à bien les affaires du pays.
Ils sont tous prêts à sacrifier l’harmonie, l’unité et la paix civile soit pour rester au pouvoir soit pour y accéder. Les Tunisiens ne sont pas dupes. Personne ne s’est soucié et ne se souciera de ses vraies préoccupations qui sont la dignité, la justice et le développement.
Après s’être fait escroquer et berner, le petit peuple est envoyé au front pour s’entretuer, se déchirer, se dénigrer et se diviser au nom d’une bataille qui n’est pas la sienne. Ce peuple qui a payé de sa vie pour ce rêve de démocratie, pour que les politiques jouissent d’une victoire imméritée, se sent à présent trahi par les affamés et les usurpateurs du pouvoir.
Le peuple est lassé des promesses non tenues, des mensonges, de la manipulation idéologique, de la surenchère religieuse, des discours haineux, des appels à la violence, des meurtres impunis , du séparatisme ambiant , du nouveau culte de la médiocrité, des nouvelles mafias qui polluent la société, de l’arrivisme , du clientélisme et de l’affairisme et de ce fléau dévastateur qu’est la barbarie.
L’irresponsabilité politique a franchi un palier supplémentaire dans cette abominable tragédie post révolutionnaire. Le quotidien du Tunisien est désormais émaillé d’images de violence, de scènes absurdes et d’horreur inqualifiable. Du terrain économique et social, le combat a glissé vers les sentiers idéologiques et l’interprétation de la fameuse légitimité. Une nouvelle revendication pour faire oublier au peuple qui souffre de la crise, du chômage, du terrorisme, de la misère…
Il y a décidément beaucoup d’amateurisme, d’égoïsme et d’incompétence au sein de cette nouvelle classe politique qui tente de plonger le pays dans une spirale de violence fratricide. Au lieu de s’unir pour ensemble la guerre sainte contre la crise, l’ignorance, la cherté de la vie, le terrorisme et la pauvreté, les Tunisiens vont se déchirer et s’entretuer pour la nouvelle guerre de la légitimité.
Notre combat est désormais déclaré et nous nous battrons pour vaincre les ennemis qui menacent notre unité et notre paix. Notre jihad est décrété contre l’horreur, contre l’ignorance, contre la misère et contre la médiocrité. Notre guerre est pour la liberté, pour la grandeur et la noblesse de notre religion, pour la prospérité , pour la dignité , pour grandeur de notre patrie , pour l’amour de la vie, pour le travail, pour le savoir, pour la science, pour le bien être de tous, pour notre héritage et pour notre identité et que vive la TUNISIE.
Jalel JEDDI
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