C’est par la voix de son secrétaire général, Lassâad Yaacoubi, que le syndicat a estimé, mercredi 20 juin 2012, lors d’un point de presse, que les critères de recrutement choisis servent les intérêts de la Troika et ne tiennent pas compte des souffrances des jeunes qui ont été exclus du CAPES et autres concours pour des raisons politiques et syndicales.
M. Yaacoubi a estimé, en effet, que le fait d’accorder la priorité dans le recrutement aux bénéficiaires de l’amnistie générale dont le nombre s’élève à 10.000 personnes, environ, exclue des milliers de jeunes et de familles qui ont combattu le régime de Ben Ali.
« Le syndicat refuse les critères de recrutement énoncés dans cette loi qui consistent à tenir compte dans 70% des postes d’emploi disponibles (25.000) de l’ancienneté du diplômé et dans 30% de la compétence des postulants », a souligné M. Yaacoubi, soulignant que le syndicat est attaché, uniquement, aux critères de l’âge du candidat et de l’ancienneté du diplôme.
Il a appelé à la révision de la loi relative au recrutement dans la fonction publique au titre de l’année 2012, indiquant que la compétence ne doit pas constituer un critère déterminant et appelant à organiser des sessions de formation au profit des nouveaux recrutés.
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