
Une conférence de presse, tenue sous le thème « le phénomène tortionnaire en Tunisie, prévention, justice et réhabilitation des victimes », a été organisée, lundi 25 juin 2012 à Tunis, par plusieurs organisations de défense des droits de l’Homme, à l’occasion de la Journée internationale pour le soutien aux victimes de la torture.
Plusieurs participants ont évoqué, à cette occasion, le recensement en Tunisie post-révolutionnaire d’actes de torture et de violations documentées des droits de l’Homme dans les postes de police et les établissements pénitentiaires.
Ils ont, dans ce contexte, souligné la poursuite des agissements de l’ancien régime, telles que les opérations d’enrôlement abusif, l’intrusion par la force dans les maisons et les arrestations arbitraires.
« La pratique de la torture notamment avec les chocs électriques s’est poursuivie dans les geôles tunisiennes durant la période révolutionnaire », a indiqué la présidente de l’Organisation « liberté et justice » Imen Triki. Ces pratiques ont été enregistrées lors des interrogatoires des accusés, impliqués dans les évènements de Bir Ali Ben Khlifa, a-t-elle précisé.
D’autre part, le secrétaire général de l’Organisation tunisienne de lutte contre la torture, Mondher Charni, a imputé au gouvernement tunisien l’entière responsabilité de tout ce que peut arriver à l’ancien Premier ministre libyen Baghdadi Mahmoudi, en raison de la situation sécuritaire instable en Libye et de l’absence des conditions d’un procès équitable.
De son côté, la militante Radhia Nasraoui a estimé que l’extradition de Baghdadi Mahmoudi est une décision honteuse pour le gouvernement et contraire aux conventions internationales ratifiées par la Tunisie, a-t-elle ajouté.
D’après TAP
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