
Nul n’ignore que la Tunisie passe par une crise des plus profondes qui ne l’ait jamais touchée, tant sur le plan social, économique ou encore « et surtout » sur le plan politique.
En effet un remaniement ministériel annoncé depuis des mois, tourné en forme de feuilleton interminable qui a lassé tous les Tunisiens. C’était devenu le quotidien ennuyeux d’un peuple en recherche d’un air pur à respirer.Après moult rebondissements, l’heure de la délivrance semble arriver pour que ce nouveau gouvernement prenne finalement place.
Durant toute la durée de ces pourparlers, réunions et autres entrevues entre Ali Laarayedh et les différents partis politiques via leurs représentants, pas mal de crises et de différends ont été mis au gout du jour.
Certains même avaient annoncé la fin de la Troïka au pouvoir (Ennahdha, Ettakatol et le CPR) pour cause de divergences d’opinion à propos de la future composition ministérielle.
Des membres et des dirigeants au sein de ces partis ont même avoué clairement pour certains et à demi-mot pour d’autres, que ce serait peut être la fin de la coalition tripartite au pouvoir.
Mais le résultat est que la Troïka a tenu le coup et est sortie indemne de ce périple dans lequel elle s’était engagée, ou plutôt dans lequel s’était retrouvée.
La question qui se pose : A quel prix ? Est ce qu’elle en est sortie plus solide que ne l’était le cas ? Ou alors sa survie ne tiendrait qu’à un fil ?
L’avenir, proche, nous le diras et nous apprendra certainement davantage sur la question !
Slim Maâtoug
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