
Lors d’une émission diffusée sur la chaîne Tounesna TV, nombreux sont les téléspectateurs tunisiens qui ont été éberlués de voir le dénommé Bahri Jelassi, fondateur du parti de l’Ouverture et de la Fidélité, faire l’apologie de la pédophilie et prétendre que l’âge idéal du mariage est de 13 ans, traitant au passage de tous les noms tous ceux qui défendent le Code du Statut Personnel et les droits de la femme.
Après avoir visualisé la vidéo, il me paraît évident que ce personnage atypique ne jouit apparemment pas de toutes ses facultés mentales et de ce fait, qu’il est superflu de le poursuivre en justice, comme cela est réclamé par de nombreuses personnalités de la Société Civile. |
Un tel personnage trouverait probablement mieux sa place dans un asile psychiatrique que dans une prison.
Par contre, il me semble important d’insister sur la responsabilité de la chaîne de télévision qui a invité un tel personnage et qui a privilégié le côté sensationnel et la recherche de l’audimat, au détriment de l’éthique journalistique et du respect des téléspectateurs tunisiens.
Selon certaines sources, ledit Bahri Jelassi aurait été auparavant invité par certaines chaînes radiophoniques, dans des émissions durant lesquelles il aurait tenu un discours semblable.
Les responsables de la chaîne Tounesna TV pourraient difficilement prétendre qu’ils n’étaient pas prévenus d’avance.
Même si la comparaison peut paraître exagérée, il y a lieu de signaler qu’une interview de la campagne du pédophile belge Marc Dutroux, sortie de prison après une longue incarcération de 15 années, a provoqué un véritable tollé en Belgique !
Aussi, il me paraît important que durant cette phase délicate pour la Tunisie, les médias fassent preuve d’un sens de la responsabilité et que nos journalistes s’abstiennent d’inviter des personnages au profil psychotique, dont les propos pourraient jeter encore plus le trouble dans l’esprit de nos concitoyens ou allumer le pays.
De même, les internautes tunisiens devraient s’abstenir de partager ce genre de vidéos, évitant ainsi de donner du crédit à des personnages qui ne le méritent pas.
La liberté d’expression chèrement acquise par les tunisiens est précieuse, il faudra savoir l’utiliser à bon escient !
Moez Ben Salem
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