Après avoir analysé le projet de préambule de la nouvelle constitution Tunisienne et à l’occasion du commencement des débats parlementaires à l’ANC, l’association Tuniso-Euro-Méditerranéenne des Jeunes appelle les constituants à mentionner et inclure d’une manière explicite La Charte Universelle des Droits de l’Homme comme principale référence garantissant les principes fondamentaux des droits de citoyenneté.
L’association appelle aussi à la nécessité de mentionner la protection des droits des minorités dans la préambule de la constitution ainsi qu’à l’incrimination de tout acte portant atteinte aux citoyens Tunisiens quelques soient leurs appartenances ou leurs origines.
En outre, l’ATEMJ tient à rappeler tous les composants nationaux par sa position en faveur des libertés communes et individuelles, y compris la liberté d’expression et la liberté de créativité, et sur son opposition au projet de loi incriminant l’atteinte au sacré de peur de l’interpréter d’une manière à ce que les libertés soient violées.
En mémoire de l’histoire de la résistance et de la lutte tunisienne, l’ATEMJ pense qu’il est impérieux d’inclure, dans la préambule de la constitution, les péripéties de l’indépendance de la Tunisie et de mentionner la constitution de 1959. Étant grandement inspiré de cette constitution, le comité de la préparation préambule doit donc citer en référence cet héritage constitutionnel en guise de reconnaissance de l’apport des pères fondateurs de la constitution tunisienne de l’après indépendance.
Et dans le même contexte, l’ATEMJ souligne l’obligation de constitutionnaliser la neutralité des deux institutions militaires et sécuritaires afin qu’elles soient républicaines et ayant comme seul objectif de protéger l’Etat et le Peuple.
Enfin, on note l’absence de toute mention des jeunes ainsi que de leur droit à la contribution à la décision dans les différents domaines; un droit qui l’ont bien mérité suite à la révolution. À cet effet, l’Association Tuniso-Euro-Méditerranéenne des Jeunes, d’un côté, dénonce l’exclusion et la marginalisation de cette jeunesse qui a beaucoup donné dans le processus de la mise en place de la deuxième république. De l’autre, appelle le comité de la préparation du préambule à reconnaitre la grande contribution des jeunes et ce, en garantissant leurs droits spécifiques.
Source: Communiqué
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