« Les magistrats ont été contraints à entrer en grève pour faire entendre leurs voix et exprimer leurs appréhensions légitimes vis à vis de la création d’une instance provisoire de l’ordre judiciaire », indique également un communiqué de l’association.
L’AMT fait part de son « étonnement » et de son « rejet total » du communiqué du ministère de la Justice, mercredi, qui considère la grève des magistrats comme « injustifiée ».
« La décision de grève a été prise lors de l’assemblée générale de l’AMT le 27 mai dernier et activée par le conseil national, le 9 juin », précise l’association.
Le ministère de la Justice a publié mercredi soir un communiqué dans lequel il estime qu’il « n’ya pas de motif réel à la grève des magistrats » et relève que « le fait qu’elle soit décidée à l’heure où des tribunaux et des institutions publiques et privées sont incendiés et saccagés, suscite plusieurs interrogations ».
L’association appelle les magistrats à ne pas céder aux tentatives de dissension et à s’attacher à leurs revendications fondamentales d’une autorité judiciaire indépendante qui passe, en grande partie, par une instance provisoire de la magistrature.
Elle souligne que « contrairement aux affirmations du ministère de la Justice, les récentes attaques terroristes contre les tribunaux ne sont pas dues aux derniers développements dans le pays ni à la grève des magistrats, mais au manque de sécurité nécessaire dans les tribunaux ».
L’AMT se dit, à ce propos, « préoccupée » par les « dangereux actes de violence » qui ont secoué le pays ces derniers jours, dénonçant tous les « troubles violents » et condamnant leurs instigateurs. Elle appelle dans ce sens à « lutter contre les agressions et à faire prévaloir la primauté et l’autorité de la loi pour protéger le processus démocratique dans le pays ».
Source : TAP
Discussion about this post