Une délégation de responsables du Congrès Pour la République (CPR), conduite par le secrétaire général du parti Abderraouf Ayadi, a été victime
d’une « agression grave », à Gabès, orchestrée par des « milices recrutées par les ministres du CPR au gouvernement », dénonce un communiqué du conseil national réduit du Congrès.
« Il s’agit d’un retour inquiétant aux pratiques criminelles et revanchardes de l’ancien régime dictatorial à l’encontre des opposants politiques par le biais de milices recrutées à cet effet », avertit le communiqué.
L’agression a commencé à l’arrivée de la délégation sur les lieux d’une réunion programmée avec les adhérents du CPR dans la région, indique le communiqué signé par le responsable presse du parti Slim Boukhdhir.
« Un groupe de bandits non-identifiés et étrangers à la ville et au parti ont agressé verbalement les membres de la délégation et ont menacé leur intégrité physique », précise-t-on de même source, ajoutant que la réunion avec les adhérents du parti a été « empêchée par la force ».
« Les agresseurs, plus d’une vingtaine d’individus, ont crevé les pneus du véhicule d’un membre de la délégation pour l’empêcher de se déplacer », indique le communiqué, spécifiant que « les membres de la délégation se sont réfugiés dans un oasis voisin ».
Le communiqué enchaîne que « les agresseurs ont été amenés par un bus particulier » et ont avancé « être envoyés par les ministres CPR au gouvernement et par un membre de l’Assemblée Constituante ».
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