
Est-ce que certains hommes d’affaires, syndicalistes, politiques ou même certains journalistes sont au dessus des lois et est-ce qu’ils sont plus puissants que l’Etat pour se doter d’un droit d’impunité qui fait qu’ils ne soient jamais jugés de leur actes graves ou irresponsables ?
Sincèrement, parfois nous avons tendance à le croire et à en être profondément convaincus d’autant plus que le brasier attisé depuis le 14 Janvier 2011 n’a point connu de répit. Depuis cette date et notre Tunisie post-révolutionnaire est en feu et en flammes.
Aussitôt un foyer de tension apaisé au nord du pays, qu’un autre s’embrase au sud. Plus les jours passent, plus les esprits s’échauffent et l’animosité s’aiguise.
On a eu beau croire que la Révolution allait augurer de lendemains meilleurs et de relations sociales plus cordiales et plus fraternelles. On a dû rapidement déchanter parce qu’on a l’impression que les Tunisiens sont de plus en plus désunis par la faute de ces irresponsables qui font tout pour les diviser.
Il y a sûrement quelque chose qui cloche et qui explique ces sentiments de pessimisme, de défaitisme et de scepticisme qui se sont emparés pratiquement de tous nos compatriotes.
Cependant, il faut que le gouvernement qui régit le pays assume ses responsabilités, tous comme les médias professionnels et neutres pour sensibiliser les gens sur les vrais dangers qui guettent la révolution et pour dévoiler la réalité de ceux qui essayent de la saboter.
Des personnes intimement rattachées et complices du régime déchu, se sont jointes à certains syndicalistes et journalistes idéologiquement opposés à Ennahdha pour faire régner ce climat d’insécurité, de doute et effervescence sociale continue.
De nombreux noms sont toujours mis à l’index et sont accusés de saboter et de créer les agitations qui ne cessent de secouer sans la moindre accalmie notre pays.
Certains, parmi ces accusés que tout le monde connait sans pour autant être jamais inquiétés, auraient même mobilisé des milices pour semer le chaos et pour s’attaquer à de nombreux points névralgiques dans le pays.
Même les salafistes accusent certains parmi ces caïds de la contre-révolution de les avoir infiltrés en commanditant des crimes commis par des ex RCDistes ou des bandits déguisées en « salafistes ».
Ces caïds auraient même des complicités au sein d’institutions médiatiques à large audience pour véhiculer les messages et les discours les plus violents et les plus sombres dans le dessein d’entraîner le pays dans le chaos total et même dans la guerre civile.
Les scénarios sont identiques ; les preuves compromettantes sont de plus en plus tangibles et pourtant les principaux suspects que tout le monde connait continuent à courir en toute impunité, par la faute du plus faible gouvernement de l’histoire de la Tunisie (n’en déplaise à Rafik Abdessalam).
Mais cette situation ne peut plus continuer car l’avenir de tout un pays dépend de la fin de cette période de tension et de suspicion et de règlements de comptes.
BMK
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