
Les rumeurs sur un éventuel remaniement s’amplifient et les bruits de coulisses et les tractations vont bon train pour un nouveau partage du pouvoir.
Sans le justifier par l’amateurisme de certains ministres dits sur le déclin , les erreurs de communication d’autres et l’inaction et l’attentisme d’une autre partie, c’est la morosité de l’ambiance générale ,la situation cruciale du pays , les distorsions au sein de la Troika et les prochaines échéances électorales décisives qui vont dicter ce remaniement.La théâtralité qui s’accompagne de ce mercato politique alimente les rumeurs les plus folles et chaque parti joue de son poids réel et de sa valeur virtuelle des sondages pour exercer de la pression pour avancer ses pions et se partager ce carré de pouvoir tant convoité.
Comme dans un match de Foot, il n’y a que 11 joueurs sur terrain et l’entraineur en chef devra composer son équipe en fonction de la stratégie à adopter et de l’adversaire à affronter. Un adversaire qui se nomme pauvreté, précarité et violence politique. Un adversaire à la portée pour peu que l’équipe soit homogène et que les joueurs adhérent à la philosophie de leur entraineur en jouant non pas pour eux-mêmes mais pour l’équipe.
L’entraineur a fait ses choix et a exigé de son Président de Club des renforts et des départs et le mercato hivernal a déjà sa star Nejib Chebbi pressenti à la Diplomatie. Son éventuelle entrée au gouvernement est de nature à rassurer l’opinion nationale et les partenaires étrangers, élargir l’équipe et surtout barrer la route à un autre joueur dont l’éclat risque de faire de l’ombre à l’équipe.
L’entraineur aspire à une équipe plus soudée et tournée vers l’offensive et certains joueurs en feront les frais de cette nouvelles tactique.
Si certains joueurs sont partis pour rester et rempiler pour une nouvelle saison, tel que Ali Laariedh considéré comme un pilier tout comme Mohamed Ben Salem et Noureddine Bhiri, d’autres sont sur la sellette, feront les frais de ce changement et seront appelés à travailler plus pour mériter de jouer.
Parmi les partants, on pourrait avancer :
Rafik Abdessalem
Le Chef de la Diplomatie paie pour ses nombreuses bourdes et la dernière affaire du Sheratongate. Il retournera au giron pour aiguiser ses armes
Abdellatif El Mekki
Une des têtes pensantes d’Ennahda, partisan de l’aile radicale. Il paye pour ses divergences stratégiques avec l’entraineur en chef. Il aura la charge de restructurer le Parti en vue des prochaines échéances
Abdelkarim Harouni
Malgré son passé militant, il s’est démarquée une gestion approximative des dossiers chauds. Plus prompt à l’organisation et à la logistique qu’à la gestion politique, il rejoindra son Club d’origine pour la campagne électrode
Sihem Badi
La ministre a plus brillé par ses déclarations et ses postures que par la qualité de son jeu jugé effrité et au dessous des attentes .On lui prédit un reclassement au sein du cabinet présidentiel.
Tarek Dhiab
Eclaboussé par l’affaire par du terrain de Gammarth et des nuisances y afférentes, il se murmure qu’il va rallier son ancien employeur Al Jazeera
Abdellatif Abid
Difficile de résister et de se maintenir après la dernière débâcle de l’Alesco, les fuites du Bac 2012 et le retard à l’entrée dans certaines écoles.
Slim Ben Hmidane
On reproche au gendre du Ministre de l’Agriculture de jouer solo et de chercher à promouvoir sa propre image. L’affaire de son inscription à l’ordre des avocats a terni son image. Sa reconversion est assurée avec Mister Président.
Jalel Jeddi
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