
Le président de la République provisoire Moncef Marzouki a appelé, vendredi 30 novembre, à la formation d’un mini-gouvernement de compétences, « qui ne soit pas fondé sur la politique de quotas », chargé des dossiers de développement.
« Le pays se trouve aujourd’hui à la croisée des chemins », a prévenu le président Marzouki dans une allocution à l’adresse du peuple tunisien, appelant toutes les parties à assumer leurs responsabilités face à ce contexte difficile.
Toutes les forces nationales, a-t-il insisté, doivent opter pour le dialogue et bannir la politique d’incitation aux troubles adoptée par « les forces illégitimes qui cherchent à instrumentaliser les revendications légitimes ».
Le président de la République provisoire a dit soutenir, dans l’absolu, les revendications légitimes des populations des régions déshéritées « mais chacun doit prendre conscience que l’instabilité entraîne la fuite des investissements qui constituent la solution aux problèmes de chômage et de développement dont souffrent ces mêmes régions », a-t-il noté.
« Le problème majeur, a-t-il enchaîné, est que les attentes sont très grandes face à un rendement insuffisant du gouvernement en dépit des efforts fournis ».
Le problème du chômage ne peut être résolu uniquement par le gouvernement, a-t-il soutenu, concédant, toutefois, que les efforts déployés n’ont pas été, jusqu’à présent, à la hauteur des revendications légitimes réclamant de juger les corrompus et de promouvoir le développement dans les régions.
« La situation pourrait empirer jusqu’à devenir chaotique » a averti M.Marzouki, estimant que la voie du salut réside en l’aptitude de tous: présidence, gouvernement, partis, syndicats, société civile et citoyens à assumer leurs responsabilités.
L’organisation des élections avant l’été est désormais « vitale », a-t-il soutenu, pour passer à la phase de l’édification d’institutions stables et avancer vers une véritable démocratie digne des sacrifices des martyrs et blessés de la révolution.
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