Reportée à deux reprises les 22 et 29 mai derniers, l’audience de mardi a offert à la défense la possibilité de soutenir le fait que le jugement de Béji Caïd Essebsi ne peut s’effectuer de manière traditionnelle, dès lors que la loi organique relative à la profession d’avocat prévoit dans son article 46 que des procédures spéciales doivent être suivies dans le jugement des avocats, rappelant que M. Caïd Essebsi avait exercé la profession d’avocat en février dernier.
Le comité de défense de Béji Caïd Essebsi avait déposé une plainte le 28 mars 2012 contre
Habib Boussarsar sur la base des articles 50 et 51 du décret-loi n°115 de l’année 2011 sur l’incitation à la haine ou au meurtre.
Une vidéo diffusée sur les réseaux sociaux le 26 mars avait montré le prédicateur, chargé de l’encadrement des imams au ministère des Affaires religieuses, appelant lors d’un prêche public à «la mort de Caid Essebsi et de la bande de Caid Essebsi». Le collectif de défense avait alors estimé qu’il s’agit de «menaces» et «d’incitation franche au meurtre».
Me Jamel Jebahi, avocat de la partie civile, a pour sa part, insisté sur «la comparution devant le tribunal de Caïd Essebsi», considérant son absence «comme étant faire fi de la Justice tunisienne», ajoutant, selon son expression, que la qualification par l’ancien Premier ministre de son client de «criminel» sur l’une des chaînes de télévision tunisienne «est contraire à la loi et consiste en des propos diffamatoires».
Source : TAP
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