
La Fédération Tunisienne des Directeurs de Journaux vient d’organiser une importante réunion de son comité élargi. Cette réunion, qui a été consacrée à l’étude de la situation alarmante de la presse écrite en Tunisie et aux éventuelles actions pour sauver un secteur agonisant, a vu pour la première fois la présence massive de la presque totalité des directeurs des journaux papier et électronique, influents sur la scène médiatique.
La crise a semble-t-il resserré les rangs des directeurs de journaux. C’est ainsi qu’en plus du doyen M’Hamed Ben Youssef (Tunis Hebdo et Al Akhbar), du Président de la FTDJ, Taïeb Zaher (Réalités et Hakayek), cette réunion a vu la participation de Amor Touïl (Al Moussawar), Mongy Gharbi (La Presse et Essahafa), Nasserdine Ben Saïda (Attounissia), Zied Krichen ( Al Maghreb), Raouf Khalfallah( Akhar Khabar), Jalel Jeddi (Tunivisions), Ridha Keffi (Kapitalis), Nizar Bahloul (Businessnews), Kais Ben Mrad (Espacemanager et Star Mag), Hafedh Ghribi(Essabah News), Khaled Aouij (Tuniscope), Senda Baccar (Livret Santé, Medic Infos et Sanafa),Taoufik Nouira ( Ettounissia), Afif Kchouk (Tourisme info), Hédi Hamdi (Sayarti et Destination Tunisie), Adnen Ben Mrad (Infosfoot), Ali Baklouti (Chams el Janoub et la Gazette du Sud), Mohamed Zerzri (Afrique économique), Chokri Chihi (Al Hasri), Naïma Chermiti (Arabesque)……
Les éditeurs de presse ont longuement débattu de leurs problèmes surtout au niveau du financement des journaux, de leurs distributions (dénonçant avec fermeté le monopole du fameux Daâdaâ), du manque de soutien, de la distribution de la publicité publique, des pressions politiques ou des lobbys financiers, de la concurrence déloyale des journaux financés par l’argent douteux, des différends avec le Syndicat National des Journalistes Tunisiens à propos du rôle et du financement du Conseil National de le Presse, ainsi que sur les critères d’attribution de la carte de journaliste professionnel.
Les présents ont exprimé leur ras-le-bol de ces problèmes qui demeurent depuis longtemps sans solution en l’absence de toute envie de la part des autorités de sauver le secteur, insistant sur la nécessité de trouver des solutions urgentes pour préserver les entreprises de presse écrite de la faillite.
Ils ont convenu d’entamer de nombreuses actions pour faire entendre leur voix et sensibiliser les autorités et les lecteurs de la gravité de la situation, dont une grève d’une journée sans presse.
Cheker Berhima



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