Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a appelé mercredi l’Assemblée des représentants du peuple à accélérer l’examen de plusieurs projets de loi liés à la liberté de la presse, notamment celui portant sur l’abrogation du décret-loi 54 relatif aux infractions liées aux systèmes d’information et de communication.
Dans un communiqué, le syndicat a estimé que ce texte est devenu « une menace directe » pour les journalistes et la liberté d’expression, dénonçant son utilisation dans des poursuites visant des professionnels des médias, des blogueurs et des opposants politiques. Le SNJT a plaidé pour l’adoption rapide de réformes garantissant la protection du travail journalistique et l’application exclusive du décret-loi 115 encadrant les délits de presse.
Le syndicat a également appelé le Parlement à examiner d’autres textes relatifs à l’accès à l’information, à la régulation du secteur audiovisuel et à la protection des journalistes contre les agressions et les poursuites judiciaires.
Selon le SNJT, la multiplication des procédures judiciaires fondées sur le décret 54 contribue à installer un climat de peur et d’autocensure dans les médias tunisiens.

