
Bien qu’elle date déjà de quelques jours, l’agression verbale subie par le juge d’instruction près le Tribunal de première instance de Tunis par un groupe d’avocats, continue à alimenter la polémique.
Le Syndicat des magistrats tunisiens (SMT) qui a dénoncé « un tel comportement irresponsable et qui contrevient au devoir de respecter les structures judiciaires » et qui l’a considéré comme un dépassement de la déontologie de la profession d’avocat, a d’un autre côté appelé l’Ordre national des avocats à « assumer ses responsabilités pour lutter contre de tels comportements irresponsables ».Le syndicat des magistrats a rappelé que ces comportements sont de plus en plus fréquents et risquent d’exacerber les relations entre les magistrats et les avocats.
Le SMT a aussi rappelé qu’il se réserve le droit d’engager les procédures légales appropriées pour mettre un terme à ce genre de pratiques.
Cette affaire est venue s’ajouter à d’autres tensions et clashs entre les magistrats et les avocats.
Elle prouve que le climat ne cessent de s’envenimer entre ces deux corps des métiers de la justice où chacun des deux camps veut gagner du terrain sur le compte de l’autre.