Cette rencontre consultative se veut une occasion pour dessiner les contours d’un nouveau comité qui répond aux critères de l’indépendance, de la transparence et de l’objectivité et défend réellement les droits de l’Homme en Tunisie, a relevé, le ministre des Droits de l’Homme et de la justice transitionnelle Samir Dilou à l’ouverture de la table ronde.
Il a, à cet égard, rappelé le «rôle de façade» joué par le HCDHLF sous l’ancien régime qui, a-t-il dit, a dépouillé ce comité de sa «fonction de médiateur», précisant que «cette structure doit être indépendante dans sa direction et sa composition du pouvoir exécutif».
Pour Samir Ben Amor, conseiller juridique du Président de la République provisoire, il est impérieux de réviser les prérogatives et la composition de ce comité, de manière à le mettre en phase avec les standards internationaux en matière des droits de l’Homme et plus particulièrement avec les principes de Paris.
Quant au secrétaire général d’Amnistie Internationale (Bureau de Tunis) Zouheir Makhlouf, il a critiqué cette rencontre de concertation avec le gouvernement qui, a-t-il estimé, constitue «un leurre pour induire l’opinion publique en erreur».
A cet égard, il a appelé à élargir cette consultation en l’absence de grandes organisations militantes par le passé.
TAP
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