La ministre des Finances, Michket Salama, a annoncé ce lundi 20 juillet 2026, lors de son audition devant la Commission des finances de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), que la Tunisie a honoré, au cours du mois de juillet, l’échéance 2026 de ce qu’elle a qualifié de « plus important emprunt extérieur » contracté par le pays.
Selon la ministre, le montant remboursé ce mois-ci s’élève à 740 millions d’euros.
Abordant un autre volet, Michket Salama a rappelé que la Tunisie avait signé, en 2022, un accord-cadre avec la Banque africaine d’import-export (Afreximbank). Cet accord a permis de mettre en place un prêt dont les négociations, entamées en octobre 2025, se sont achevées en mars 2026, afin de contribuer au financement du budget de l’État pour l’exercice 2026.
La ministre a précisé que les représentants de la Banque centrale de Tunisie et du ministère des Finances avaient entamé les discussions avec Afreximbank sur la base d’un taux d’intérêt supérieur à 9 %, en raison des difficultés rencontrées par la Tunisie pour accéder aux marchés financiers internationaux. Les négociations ont finalement permis de ramener ce taux à 5,86 %.
Le prêt, inscrit dans l’avenant au contrat conclu entre la Banque centrale de Tunisie, agissant pour le compte de l’État, et Afreximbank, porte sur un montant de 500 millions de dollars.
Michket Salama a également indiqué que la banque exigeait la preuve de l’utilisation des financements précédemment accordés. Cette condition ayant été remplie, l’institution financière a donné son accord pour l’octroi de ce nouveau prêt de 500 millions de dollars.
La ministre a souligné que cette décision reflète la confiance d’Afreximbank envers la Tunisie, rappelant que le pays a toujours honoré le remboursement des échéances de ses précédents emprunts.
Elle a enfin expliqué que ce financement s’inscrit dans le cadre de la mobilisation des ressources nécessaires au budget de l’État pour 2026, appelant les députés à accélérer l’examen et l’adoption du projet de loi y afférent.
Selon la ministre, l’État aura besoin, durant le second semestre de l’année, de financements en devises. L’entrée de ce prêt en dollars permettra de renforcer les réserves en devises du pays, de financer les importations de produits de première nécessité, de relancer plusieurs projets en suspens et de soutenir les ressources budgétaires ainsi que le financement extérieur prévu dans le cadre du Plan de développement 2026-2030.

