Certains membres de la constituante s’étaient retirés de l’assemblée plénière tenue jeudi peu après l’ouverture de la séance présidée par la première vice-présidente, Mme Meherzia Laabidi.
Des élus du Parti Démocratique Progressiste (PDP) ainsi que certains élus du courant Al Aridha ont décidé de se retirer.
M. Issam Chebbi, membre de la Constituante, représentant du PDP, a justifié ce retrait par le fait «de ne pas avoir accordé aux constituants, le temps nécessaire pour prendre connaissance du document et le discuter».
M.Chebbi a déplore le fait que «la présidente de la séance par intérim, a commencé la séance avec une décision préalable, nous demandant de discuter et d’adopter un document, sans nous donner le temps d’examiner ses dispositions et d’en débattre».
Il a indiqué «nous avons appelé à laisser les constituants exercer leur rôle de contrôle des projets de lois, avant leur adoption», précisant «ce qui nous a poussé à nous retirer est l’intervention faite par le ministre des Finances qui n’a pas dépassé deux minutes. Il ne nous a présenté aucune donnée et a appelé à l’adoption de ce projet, tout en promettant de présenter un projet de loi de finances complémentaire».
De son côté, M. Aymen Zouaghi représentant de la Pétition populaire pour la liberté, la justice et le développement, a justifié le retrait de plusieurs membres de son parti, par «la volonté de la majorité d’assurer une mainmise sur la politique financière du pays après s’être assurée d’une hégémonie politique et législative».
Il a estimé que la présidente de la séance «nous a appelé à adopter un projet de loi de finances préparé par le précédent Gouvernement sans discussion et sans délai suffisant pour en prendre connaissance».
D’au autre côté, M. Tahar Hmila, représentant du Congrès Pour la République (CPR), a qualifié de «conspiration contre le peuple», le retrait de l’opposition, car, d’après lui «c’est le peuple qui a le plus besoin aujourd’hui d’une gestion normale des affaires de l’Etat».
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