La chambre criminelle spécialisée dans les affaires de terrorisme près le tribunal de première instance de Tunis a rendu, tard dans la nuit de mardi à mercredi, ses verdicts dans l’affaire liée à une cellule accusée de surveillance et de planification d’assassinats visant des responsables politiques, des journalistes et des magistrats.
Les peines prononcées varient entre deux et trente-huit ans de prison à l’encontre de plus de dix accusés, parmi lesquels l’homme d’affaires Fathi Damak, détenu dans le cadre de cette affaire.
La chambre avait consacré l’audience de mardi à l’audition des accusés et aux plaidoiries des avocats, qui se sont poursuivies durant plusieurs heures avant que l’affaire ne soit mise en délibéré et que le jugement ne soit prononcé à l’issue de la séance.
Après délibérations, le tribunal a condamné Fathi Damak à 38 ans de prison. Les autres peines prononcées vont de deux à trente-quatre ans d’emprisonnement, notamment contre le fils de Fathi Damak, poursuivi en état de liberté.
Les condamnations concernent également d’autres accusés, parmi lesquels d’anciens agents des forces de sécurité, ainsi que des prévenus poursuivis en état de liberté ou en fuite.

