
Lundi 18 juin 2012, le président de la commission des instances constitutionnelles Jamel Touir, avait appelé, selon l’agence TAP à un contrôle juridique des réseaux sociaux.
« Ces réseaux sont des sites d’information et constituent de ce fait un danger plus grave que les médias traditionnels », avait-il encore estimé, soulignant que « ces sites ne font l’objet d’aucun contrôle, ne relèvent d’aucune autorité et cherchent à orienter l’opinion publique en fonction de certains intérêts » (voir la dépêche de la TAP).
Il avait, toutefois, été critiqué par des constituants qui avaient estimé que « les réseaux sociaux ne sont pas des sites d’information et ne diffusent pas de contenus journalistiques ». « Il ne peuvent, par conséquent pas être placés sous l’autorité d’une instance supérieure de l’information ou régis par des lois spéciales sur l’Internet », ont-ils affirmé.
Mercredi 20 juin 2012, coup de théâtre à propos de ce même sujet puisque Jamel Touir a démenti, dans une déclaration à la radio Express.fm les informations publiées dans certains médias et selon lesquelles il aurait proposé une censure, voire un contrôle juridique des réseaux sociaux.
Doit-on prendre en compte l’appel du 18 juin ou le démenti de Jamel Touir ? Entre censure et contrôle juridique, la nuance est de taille, reste que toute cette polémique dénote une certaine appréhension au sujet des réseaux sociaux.
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