
Dans une allocation télévisée, le président Moncef Marzouki a dénoncé, ce vendredi 14 septembre en début de soirée, l’attaque de l’ambassade américaine à Tunis, y voyant un acte « inacceptable » contre un « pays ami ».
« Les actes de violences qui ont eu lieu aujourd’hui devant l’ambassade américaine sont totalement inacceptables et condamnables », a-t-il déclaré, la mine grave. « On aurait pu comprendre la colère des manifestants et même la partager, mais ces jeunes ont commencé à perpétrer des actes de destruction, à mettre le feu dans une ambassade d’un pays ami », a-t-il dit.
Il a par ailleurs indiqué s’être entretenu avec Hillary Clinton au téléphone, lui assurant que les Tunisiens ne faisaient pas l’amalgame entre les Etats-Unis et le film insultant l’islam à l’origine d’une vague de violences anti-américaines dans le monde arabe. « Nous ne faisons pas l’amalgame aujourd’hui entre ce que cet homme (le créateur du film, ndlr) a fait et l’administration et le peuple américains », a-t-il dit, « c’est ce que j’ai dit à Hillary Clinton ». Le président a par ailleurs dit espérer que les Américains ne feront pas l’amalgame entre « la Tunisie, son peuple et ces groupuscules violents ».
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