Intervenant lors de la conférence internationale sur la Syrie tenue à Tunis, le président Marzouki a indiqué que la Tunisie a accompli la révolution
de manière pacifique et démocratique avec le moindre coût en pertes de vies humaines.
« Ce qui se passe actuellement en Syrie est différent avec les massacres, la torture et les violations des droits humains et des libertés fondamentales », a-t-il soutenu.
Evoquant les objectifs de la conférence, le président Marzouki a affirmé « le refus catégorique de toute intervention militaire étrangère en Syrie », qui serait, selon lui, « une grave erreur ».
La Tunisie, a-t-il dit, écarte cette solution et prône une approche politique, citant le cas du règlement de la situation au Yémen.
Le règlement politique de la crise syrienne consiste à accorder « l’immunité judiciaire » au président syrien et aux principaux responsables de ce régime.
Il s’agit aussi de leur trouver une terre d’asile en Russie en contre-partie d’un arrêt de l’effusion de sang en Syrie.
M. Marzouki a aussi appelé à atténuer les souffrances du peuple syrien en exerçant des pressions sur le régime en place pour obtenir un cessez-le-feu et un arrêt des massacres et pour faire parvenir les aides humanitaires aux civils.
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