
Le discours prononcé par le Président de la République provisoire Moncef Marzouki, le soir du vendredi 30 novembre 2012 a surpris beaucoup d’observateurs.
Son contenu inattendu a surtout choqué ses alliés de la Troïka qui ne s’attendaient pas à le voir défendre la proposition de l’opposition et plus particulièrement les partis de gauche, qui appellent depuis des mois à la formation d’un mini-gouvernement de compétences.
Marzouki, qui est arrivé à la Présidence grâce au soutien d’Ennahdha et à la politique des quotas entre les alliés dans la distribution des portefeuilles, a donc changé totalement de positions en demandant à ce que les prochaines nominations « ne soient pas fondées sur la politique de quotas ».
Selon certains observateurs, Marzouki qui n’a jamais été à l’aise lors de son alliance stratégique avec Ennahdha, est retourné plus tôt que prévu à son idéologie.
KBM
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