
Le Secrétaire adjoint de l’UGTT, chargé du secteur privé Belgacem Ayari a indiqué que la direction de Meublatex a refusé tout dialogue avec le syndicat.
Dès le lundi 18 juin, 1er jour de cette fameuse grève, le propriétaire du groupe Meublatex, Néji Mhiri, a accusé l’UGTT de comploter contre le gouvernement, en sabotant les entreprises qui marchent et en pourrissant leur ambiance.
Néji Mhiri a par ailleurs estimé que la centrale syndicale est responsable de sa décision de fermer son groupe qui emploie plus de 7000 salariés. Une menace qu’il n’a pas tardé à exécuter puisque sa direction a annoncé via un communiqué, édité le mercredi, sa décision de fermer la société jusqu’à nouvel ordre pour des raisons sécuritaires.
Ce bras de fer a fait couler beaucoup d’encre. Certains soutiennent Mhiri dans son combat contre l’UGTT parce qu’ils estiment que la centrale syndicale bloque la relance de l’économie par les grèves et les calculs politiques. Alors que d’autres estiment que cet homme d’affaires, qui a été l’un des plus grands bénéficiaires de l’ancien régime, n’a pas le droit de menacer le travail de milliers de salariés surtout qu’il est l’une des personnes les plus endettées auprès des banques.
Les opposants à Mhiri estiment que ce feuilleton n’est qu’une manœuvre pour fuir les poursuites et pour pourrir les relations entre le gouvernement et l’UGTT.
Reste qu’il est grand temps pour le gouvernement d’intervenir pour sauver ces milliers d’emploi surtout que la fermeture du groupe menace aussi de nombreuses banques tunisiennes auxquelles il doit des centaines de milliards.
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