
La mise en garde adressée par la HAICA (Haute Autorité indépendante pour la communication audiovisuelle) à l’animateur Moez Ben Gharbia, dans laquelle elle a estimé que ce dernier a enfreint la déontologie et s’est livré à de la pitrerie gratuite lors du fameux passage de Lotfi Abdelli, n’a pas plu à l’animateur.
Surtout que la HAICA lui a également demandé de se conformer dorénavant, aux standards déontologiques de la profession.
L’animateur n’a pas tardé à réfuter ces accusations de manque de neutralité et de pitrerie, à travers une réponse postée sur sa page Facebook.
Tout en appelant dans sa réponse la HAICA à prendre position contre les médias qui dépassent chaque jour les règles de la déontologie, Ben Gharbia a rappelé qu’Ettounsia ne peut être soumise au contrôle de cette instance parce qu’elle est une chaîne étrangère qui diffuse à partir de l’étranger.
Et on peut dire dans ce cadre que Ben Gharbia n’a pas tort de ne pas reconnaître l’autorité de la HAICA sur Ettounsia, car cette instance ne peut contrôler que les chaînes tunisiennes qui ont des licences délivrées par les autorités tunisiennes.
La situation d’Ettounissia n’a, en effet, jamais été réglée bien que Slim Riahi ait entretemps acheté ses fréquences. La HAICA assume une partie de la responsabilité de cette situation anarchique, puisqu’elle s’est éternisée à préparer le cahier des charges qui doit organiser la gestion des télévisions et des radios Tunisiennes et mettre ainsi fin à cette situation de gabegie.
Néanmoins s’il est vrai que la HAICA n’a pas d’autorité sur le contenu diffusé à Ettounissia, elle peut par contre intervenir dans la publicité qui y passe.
Le fameux décret 116 dans son article 31 dit en effet que seules les télévisions et radios autorisées à exercer en Tunisie peuvent bénéficier de la publicité nationale.
La HAICA peut aussi intervenir sur le contenu d’Ettounissia d’une façon indirecte parce qu’elle peut contrôler les productions de Cactus du fait que cette société dont les studios abritent la diffusion d’Ettassia Massa appartient à l’Etat depuis que les parts de Belhassen Trabelsi ont été confisquées et celles de Sami Fehri gelées.
En somme, cet imbroglio est venu prouver l’existence d’un grand vide dans le décret 116 et le manque d’autorité de cette Haute Autorité indépendante pour la communication audiovisuelle.
Slim Maâtoug
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