Interrogé par le quotidien algérien El-Khabar Le président tunisien Moncef Marzouki s’est opposé à une intervention étrangère en Syrie, jugeant qu’elle serait un suicide et conduirait à une explosion de tout le Moyen-Orient.
En effet, M. Marzouki évoque un spectre irréalisable qui serait un suicide en parlant de l’éventualité d’une intervention étrangère pour mettre fin à la répression de la contestation du régime du président Bachar al-Assad, qui a déjà fait plus de 5.000 morts selon l’ONU.
Une telle intervention signifierait que la guerre va s’étendre à toute la région, ce qui ouvre la voie à toutes les puissances, à l’instar de la Turquie, d’Israël, de l’Iran et du Hezbollah. Cela voudrait dire toute la région va exploser, a ajouté le président tunisien.
Le président s’est aussi inquiété de l’évolution de la situation en Syrie vers un conflit entre courants religieux.
« La situation en Syrie m’inquiète énormément, du fait que la révolution commence à prendre un caractère confessionnel, d’où le grand danger » a déclaré le chef d’Etat tunisien avant d’ajouter que « dans le cas où les divergences et les oppositions interconfesionnelles persistent, la révolution va échouer, dans ce cas là, ce serait un drame ».
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