
Mustapha Kamel Nabli n’est plus gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie.
Sa révocation a, en effet, été débattue aujourd’hui à l’Assemblée Nationale Constituante qui a tenu en haleine tous les Tunisiens.
Des débats intenses et chauds ont animé l’hémicycle en présence de Mustapha Kamel Nabli. Ce dernier a été auditionné et a émis ses critiques contre le gouvernement suite à la décision de le limoger.
C’est au terme du vote auquel ont pris part 182 membres de l’ANC que le sort du désormais ex-gouverneur de la BCT a été scellé avec 110 votants qui se sont prononcés pour sa révocation, 62 contre et 10 qui se sont abstenus.
Ainsi donc, la décision de révocation annoncée depuis longtemps a finalement été prise ! Cette décision intervient à la suite de deux jours d’un débat houleux entre ceux qui ont soutenu la décision de révocation parmi les représentants de la Troika et ceux qui s’y sont opposés, représentés par l’opposition et les indépendants.
Les représentants de la Troika reprochent à Mustapha Kamel Nabli un manque de coordination avec le pouvoir exécutif (Présidence de la République et Présidence du gouvernement).
L’opposition soutient par contre l’existence de lacunes au niveau de la procédure d’information de l’ANC concernant la décision de révocation et considère qu’il s’agit «d’un marchandage politique» entre la présidence de la République et la Présidence du gouvernement et que l’arrêté républicain de révocation n’était pas fondé sur des arguments objectifs.
La présidence de la Constituante avait publié mercredi des précisions citant l’article 26 de la loi relative à l’organisation provisoire des pouvoirs publics qui stipule que la nomination et la révocation du gouverneur de la BCT intervient par arrêté républicain, après accord entre le président de la République et le président du gouvernement.
L’entrée en vigueur de la décision nécessitait sa validation par la majorité des membres présents de l’assemblée constituante.
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