Le programme de retour volontaire et de réintégration destiné aux migrants en situation irrégulière en Tunisie a concerné depuis son lancement en 2022 jusqu’à ce jour, 22 377 migrants, dont 2 103 au cours de l’année 2026 , selon les chiffres annoncés suite à la rencontre qu’a eu ce lundi le ministre des Affaires étrangères, de la Migration et des Tunisiens à l’étranger, Mohamed Ali Nafti avec le chef de mission de l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) en Tunisie, Azouz Samri. Il a été également précisé que l’Organisation prépare actuellement le retour d’environ 400 migrants supplémentaires dans un avenir proche.
Dans ce contexte, indique un communiqué du MAE, le ministre a salué les efforts déployés par l’Organisation pour assurer le retour volontaire des migrants en situation irrégulière vers leurs pays d’origine, dans le plein respect des droits de l’Homme et de la dignité humaine. Il a également souligné l’importance d’accélérer le rythme des opérations de retour volontaire, tout en veillant à fournir l’accompagnement social ainsi que l’assistance logistique et sanitaire nécessaires afin de garantir la durabilité et l’efficacité du retour.
De même source, on indique que le ministre a, par ailleurs, appelé à renforcer la coordination et à intensifier les efforts conjoints, ainsi qu’à développer des mécanismes encourageant le retour volontaire, de manière à offrir de meilleures opportunités de réintégration dans les pays d’origine et à soutenir les approches de développement solidaire.
De son côté, le chef de mission de l’OIM en Tunisie a salué l’approche tunisienne globale dans la gestion du phénomène de la migration irrégulière, fondée principalement sur le respect et la protection des droits des migrants ainsi que sur la lutte contre toutes les formes de traite des êtres humains et les réseaux de criminalité organisée.
La rencontre a également porté sur les différents programmes de coopération en cours entre la Tunisie et l’Organisation Internationale pour les Migrations, notamment les projets liés à l’intégration et au développement. Parmi ces programmes figure le projet « Helma », visant à renforcer les opportunités d’insertion sociale et économique des jeunes les plus exposés à la migration irrégulière et des catégories vulnérables, à travers le développement des compétences et des formations adaptées. Il a aussi été question du projet « Mobi-TRE », qui vise à mobiliser les investissements et les compétences de la diaspora tunisienne à l’étranger afin de soutenir le développement économique des régions intérieures et de contribuer à la création d’emplois durables au profit des jeunes.

