L’appui technique, l’élaboration de plans stratégiques, le développement d’outils numériques et l’amélioration de la gestion des ressources naturelles, fournis par l’Organisation des Nations Unies (ONU), sont susceptibles de soutenir les efforts de la Tunisie afin de s’adapter aux changements climatiques, faire face à la raréfaction des ressources en eau et à la désertification, et renforcer la sécurité alimentaire, a souligné la coordonnatrice résidente des Nations Unies en Tunisie, Rana Taha.
Dans un entretien accordé à l’Agence TAP, à l’occasion du 70ème anniversaire de l’adhésion de la Tunisie à l’Organisation des Nations Unies, célébré le 12 novembre de chaque année, Taha a affirmé que l’organisation onusienne a soutenu l’élaboration de la troisième version de la Contribution déterminée au niveau national (CDN3.0), dont les travaux de préparation ont démarré en 2025 pour s’achever en 2026, avec des besoins d’investissement estimés à environ 55 milliards de dollars pour la période 2026-2035.
Elle a fait observer que l’ONU soutient également la préparation et la mise en œuvre du Plan national d’adaptation aux changements climatiques, visant essentiellement la prise de mesures pour renforcer la sécurité alimentaire, l’intégration des considérations climatiques dans les politiques publiques et la transformation des ambitions climatiques en investissements et en actions concrètes.
Concernant l’adaptation à la pénurie d’eau et à la sécheresse, l’interviewée a expliqué que les interventions de l’organisation ont porté sur la modernisation des outils numériques de gestion des ressources hydrauliques à travers le système (WatNEX), ainsi que l’analyse des vulnérabilités et l’amélioration du système d’alerte précoce.
Les interventions ont également, touché, selon la coordonnatrice onusienne, le domaine de la protection des sols et de la production agricole, à travers le prélèvement de 3 000 échantillons de sol et la création d’une base de données de référence sur la fertilité, outre l’adoption de méthodes de lutte biologique contre les ravageurs.
S’agissant du domaine de l’action climatique à l’échelle locale, Rana Taha a fait ressortir la contribution de l’ONU à l’élaboration d’outils pour la formulation de plans d’action climatique locaux, qui ont encouragé 3 200 jeunes à participer à 90 initiatives réparties sur les 24 gouvernorats.
Dans le même contexte, elle a souligné que la transition écologique et le renforcement de la résilience face aux changements climatiques constituent l’une des priorités stratégiques du nouveau cadre de coopération entre la Tunisie et l’ONU pour la période 2027-2031.
Il convient de rappeler que la Tunisie a adhéré officiellement à l’Organisation des Nations Unies le 12 novembre 1956.

