
Ils ont tous accouru vers l’hôtel Golden Tulip de Gammarth ! Ils, ce sont les hommes d’affaires, les élus de la Constituante, les diplomates, les représentants des médias, la société civile, les membres du gouvernement et même certains partis de l’opposition, ainsi que la grande famille d’Ennahdha qui ont été conviés au traditionnel Iftar organisé par le mouvement .


Au total, plus que mille personnes dont une immense majorité de personnalités ont convergé vers Gammarth, mercredi 8 août, pour un Iftar ramadanesque qui a été marqué par la convivialité, la bonne humeur et les réconciliations.
Ennahdha a d’ailleurs tout fait pour que cet événement exceptionnel soit une réussite totale.
A l’évidence, qui aurait crû qu’Ennahdha pouvait se saisir de cette occasion du mois Saint pour inviter même ses propres « adversaires politiques » ?
Ce fut le cas ! Car au milieu des ambassadeurs, des diplomates, des ministres de la Troïka, des membres de l’ANC, toutes tendances et toutes couleurs politiques confondues, se sont mêlés certains représentants des partis de l’opposition, des hommes d’affaires, des hommes de médias ( en particulier certains parmi les plus critiques ), et surtout d’anciens ministres de Bourguiba comme Hammouda Ben Slama.
La société civile était également bien présente, ainsi que les hommes de culture et les sportifs.


Ce gigantesque rassemblement a été l’occasion pour toutes ces figures de « diner ensemble », de débattre en toute convivialité et surtout de nous montrer les milles facettes de la société tunisienne !
Présidant la soirée, Cheikh Rached Ghannouchi, a prononcé un discours unificateur et rassurant vis-à-vis des opposants à Ennahdha, notamment en ce qui concerne la question de l’égalité hommes-femmes.


Abdelfattah Mourou, présent après son agression de dimanche dernier, a marqué la soirée par sa sympathie légendaire et son humour cinglant. Dans une allocution teintée de plaisanterie, il s’est permis de taquiner le président d’Ennahdha en l’invitant à devenir martyr comme lui, après que ce dernier l’eut qualifié de martyr-vivant, le tout sous les rires de l’assistance.
Des rires qui ont, un tant soit peu, relégué au second plan le combat politique et la bataille pour le pouvoir.
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