
Depuis les dernières élections, les jours se succèdent en Tunisie et ne ressemblent aucunement à ceux que l’on vivait avant le jour où le peuple tunisien semble avoir franchi le Rubicon en jetant son dévolu sur le gouvernement actuel.
Alors que tout allait bien dans les meilleurs des mondes possibles comme nous le disaient nos médias à l’instar de Candide durant les 23 ans du règne de Ben Ali, aujourd’hui, rien ne va plus et pourtant, l’on semble être atteint de neurasthénie.
Liberté d’expression oblige dit-on, qu’à cela ne tienne, mais il parait que malheureusement, l’on en arrive au point que le malheur des uns fait le bonheur des autres.
– Prenons l’exemple de la télévision nationale qui est censée être celle de tous les Tunisiens et qui n’est un échantillon représentatif de nombreux médias tunisiens qui ne veulent pas être neutre dans le traitement des informations.
Notre fameuse violette en mal de lettres de noblesse qui ne cesse de nous corner aux oreilles à travers particulièrement son journal télévisé et ses débats dirigés jusqu’au jour d’aujourd’hui, par des ex collaborateurs de l’ATCE, que ce gouvernement est responsable de tous les maux dont souffre la Tunisie.
– Pour ne nous en tenir qu’aux derniers événements des pèlerins morts et disparus à la Mecque.
La mort d’une dizaine de tunisiens et la perte momentané de quelques autres, est certes très triste, mais vu le nombre de nos pèlerins, leurs âges, leur maladies chroniques et la difficulté d’accomplir ce rite, ce genre d’accident relèvent des faits divers qui peuvent arriver chaque jour dans les lieux Saints, mais qui ont malheureusement été instrumentalisés outre mesure, pour des fins politicardes.
– Etant donné que c’est l’air qui fait la chanson, tout porte à le croire, surtout que personne ou presque n’a rappelé que le nombre de pèlerins tunisiens disparus était de 12 en 2011 et de 35 en 2010.
Les interprétations tendancieuses des informations, est devenu donc une spécialité de quelques pseudos journalistes qui ont oublié que la neutralité et le professionnalisme sont est les règles élémentaires de leur travail.
Notre pays n’est pas un pays de cocagne et tout ne va pas pour le mieux dans le meilleur des mondes comme le disait Candide, mais le gouvernement avance cahin-caha, tente, autant que faire se peut, de faire la pluie et le beau temps comme le voudraient une certaine frange du peuple très bruyante et sait que dans la saison des frimas, justement : « la pluie du matin, réjouit le pèlerin. »
Belhassen Soua
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