« Ce nombre s’élève à 45.000 personnes si on considère les cas de répression enregistrés à l’époque de Bourguiba notamment les youssefites », a t-il ajouté.
A ce jour près de 11.500 demandes d’amnistie générale et d’indemnisation ont été déposées auprès du ministère des Droits de l’homme, selon cette ONG. « Pas moins de 5 mille demandes viendront s’ajouter une fois le projet de loi d’amnistie générale mis en oeuvre » a précisé M.Laabidi qui a pris part, mardi, à un sit-in à la Kasbah organisé par l’Association Dignité pour le prisonnier politique (ADPP).
D’anciens prisonniers, militaires et civils, des militants de droits de l’homme et des associations de défense de droits des prisonniers politiques ont participé à ce sit-in.
« Nous protestons contre la lenteur du gouvernement dans la réactivation et l’accélération de l’amnistie générale ainsi que la publication de la liste finale des bénéficiaires » a fait remarquer Houcine Bouchiba, président de l’Association Dignité pour le prisonnier politique. « Nous refusons toute exploitation de ce dossier à des fins politiques. Un an et demi sont déjà passés et plusieurs prisonniers politiques n’ont pas encore récupéré leurs droits ou réintégré leurs emplois. Ils se sentent encore méprisés et marginalisés » a t-il dit.
Un conseil des ministres a examiné, fin juin dernier, deux projets de loi. Le premier amende et complète le décret-loi n°1 de l’année 2011, en date du 19 février 2011, relatif à l’amnistie générale. Une commission a été mise en place pour approfondir l’examen du 2eme projet de loi relatif à la réintégration professionnelle et l’indemnisation des bénéficiaires de l’amnistie générale.
Source : TAP
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