
Très demandé, depuis l’annonce de sa démission, l’ex-ministre des Finances Houcine Dimassi, fait le tour des rédactions et des radios où on essaye de lui tirer (encore plus) les vers du nez.
Sur la radio Mosaïque FM, l’ex-ministre des Finances Houcine Dimassi a fait de nouvelles révélations, à propos de sa démission, attestant que ce n’était pas sur un coup de tête.
Il a abordé multiples sujets dont les raisons du limogeage de Mustapha Kamel Nabli qui, étaient, selon lui, purement politiques.
Il a critiqué la nomination de Chedly Ayari notamment sur la façon de le nommer par la présidence sans même prendre son avis en tant que ministre des Finances.
Mais c’est le dossier des dédommagements qui a été la goutte qui a fait déborder le vase, d’autant plus que le montant proposé à cet effet était très élevé et n’était pas prévu dans la loi de finances complémentaire 2012. Dans ce cadre, il a aussi refusé les promesses de dons des pays étrangers pour le dédommagement.
Sur Express FM, un peu plus-tôt ce matin, M. Dimassi est revenu sur les mêmes circonstances de sa démission et indiqué qu’il y avait pensé, il y a un mois et demi et qu’il n’avait pas pu la présenter plus tôt car il était engagé dans des négociations déterminantes avec les Etats Unis et la Banque Mondiale (émission d’un emprunt obligataire avec la garantie des ces deux partenaires) et le FMI (négociation d’un scénario de sauvetage de l’économie du pays en cas de difficulté).
Interpellé sur le dossier des indemnisations des victimes des anciennes dictatures, M. Dimasi en a reconnu la légitimité mais a mis en cause leur timing et relevé que quel que soit leur montant leurs charges sur les dépenses publiques seront lourdes. «L’essentiel dans cette affaire a-t-il-dit, est d’établir des priorités et d’opter soit pour l’emploi des jeunes soit pour l’indemnisation des victimes de la répression des anciennes dictatures».
Discussion about this post