
Béji Caid Essebsi, président de Nidaa Tounes a été reçu, mercredi 7 novembre, par le chef de la diplomatie française Laurent Fabius au Quai d’Orsay.
L’entretien, annoncé par le site du ministère des Affaires étrangères français, n’a pas été médiatisé à outrance bien qu’annoncé officiellement. Et pour cause, Béji Caid Essebsi « a été reçu à sa demande en sa qualité d’ancien Premier ministre qui a dirigé la Tunisie pendant une phase de transition difficile et qu’il a conduit avec succès vers les élections ; mais également en sa qualité de dirigeant d’un important parti politique conformément à l’usage constant des autorités françaises qui entretiennent des contacts avec les responsables politiques de la majorité comme de l’opposition des pays partenaires de la France », ont précisé des sources de l’Ambassade de France à Tunis.
En allant rendre une visite au ministre des Affaires étrangères dans son antre à Paris, Caid Essebsi a envoyé un premier message qui consiste à « passer l’éponge » sur les agissements de l’ancienne ministre des AE Michèle Alliot-Marie, elle qui avait soutenu le régime de Ben Ali jusque dans ses derniers retranchements.
Une manière de dire que, la page tournée, les relations tuniso-françaises doivent retrouver leur vigueur.
Quand BCE explique que cette visite entre dans le cadre des relations amicales qui durent depuis 30 ans entre Laurent Fabius et lui, il frappe d’une pierre deux coups. Et d’un, Nidaa Tounes « marque » sa présence en allant composer avec nos amis français et en posant la première pierre de ses structures. De deux, la France restant un partenaire privilégié de la Tunisie, la diplomatie a toujours été au centre de toutes les relations.
Caid Essebsi se déplaçant à Paris et Delanoë en visite en Tunisie, tous deux s’étant également croisé, cela marque indubitablement les esprits.
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