
Monsieur Propre, de son vrai nom, Farhat Rajhi a failli à sa mission de nettoyage. Le site Attounissia.com a publié un document officiel, d’un passé
pas si lointain, sur lequel on peut voir que M. Rajhi occupant alors le poste de Procureur général à la Cour d’Appel de Bizerte, fait l’éloge du président déchu ‘’L’homme du changement’’, devant son ministre de l’époque, Béchir Tekkari, ainsi que les responsables du RCD et les autorités régionales du gouvernorat de Bizerte.
Il faut dire qu’avec cette révolution, tout et n’importe quoi est relayé sur les réseaux sociaux notamment. Ces réseaux sociaux, arme de création ou de destruction massive, ont permis à M.Rajhi de bénéficier d’un capital sympathie important auprès du peuple.
Mais cette arme est à double tranchant, car en s’érigeant en donneur de leçons, il vaut mieux être réellement « propre ».
Finalement, n’en déplaise à certains (personnages ou partis politiques), ce n’est peut être pas une campagne qui serait dirigée contre l’ancien Ministre de l’Intérieur ? Serait-ce, tout simplement les conséquences d’un comportement de quelqu’un qui, un coup fait l’éloge de l’ancien régime et change de fusil de chasse quelques temps après ?
En regardant la vidéo qui circule sur les réseaux sociaux du retour de M.Rajhi chez lui, je me dis qu’en fait, cet homme a au moins eu le mérite de trouver un moyen de faire une campagne gratuite.
Des enfants pas plus haut que trois pommes brandissait des pancartes faisait l’éloge de l’ancien Ministre de l’Intérieur et ceux qui filmaient la vidéo leur demandaient de les mettre encore plus haut pour qu’elles soient visibles : il aurait fallu juste remplacer le nom par Ben Ali et on aurait juré que la révolution était une pure invention.
Concernant les propos tenus à l’encontre de l’armée, Hugo Pratt disait, à juste titre, « Le dénigrement de l’héroïsme peut n’être qu’une facilité pour gens médiocres». Les derniers évènements le prouvent, malheureusement pour notre Tunisie.
La guerre qui fait rage entre pro et anti Rajhi divise la population et l’éloigne des vrais problèmes qui existent et qui subsistent. La première question que chaque citoyen doit se poser est : A qui profite le crime ? Qui s’en sort en héros ?
Prenons garde que notre esprit critique ne se transforme en esprit de dénigrement systématique.
E.Z
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