
Les déclarations du journaliste Safi Saied lors de la conférence de presse qu’il vient d’organiser pour répliquer à la parution du fameux livre noir de la Présidence, auront l’effet d’une bombe dans les milieux politiques tunisiens.
Safi Saïd a indiqué que lors d’une conversation qu’il a eue à Carthage avec le porte-parole de la Présidence Adnene Mansar, celui-ci s’est montré très menaçant contre le parti islamiste qui a offert la Présidence dans un plateau royal à Marzouki: « Ennahdha nous a trahi et nous lui ferons payer très cher! ». Aurait-il lancé, selon les accusations de Safi Saied.
Safi Saied a même rapporté que Adnene Mansar a considré « Rached Ghannouchi comme un traitre et que la Présidence a éloigné la Général Rachid Ammar car elle a un dossier le compromettant ».
Dans cette même conversation, Adnene Mansar aurait déclaré à Safi Said que la protection fournie aux hommes politiques permet de les espionner en les surveillant dans tous leurs déplacements.
Concernant l’issue du dialogue national, Adnene Mansar aurait également affirmé à Safi Saied qu’aucun gouvernement ne passerait sans l’accord de Marzouki et que son parti du Congrès Pour la République devait avoir sa part dans ce gouvernement.
Safi Saïd est allé plus loin en indiquant que de nombreux hommes politiques qui jouent maintenant les héros ont servi le régime de Ben Ali ou au moins ont discuté avec lui à l’instar de l’actuel Président Moncef Marzouki.
Selon Safi Saied, Moncef Marzouki aurait même rencontré Ben Ali en août 2010 dans sa résidence à Hammamet et que la discussion a abouti à un accord sur la désignation de Marzouki comme futur ministre des Droits de l’homme.
Ces déclarations commencent à susciter la polémique et certains se posent déjà des questions sur leurs véracités et sur les raisons qui ont poussé Safi Saied à les révéler maintenant.
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