
Actuellement, plus de 300 salafistes croupissent en prison dans l’attente de leur procès. Arrêtés suite aux événements de l’ambassade des Etats-Unis, le 14 septembre dernier ou en rapport avec ceux du Palais Abdellia, ces salafistes qui ont été arrêtés ne sont pas 900 comme on aurait pu le penser.
Parmi eux, un peu plus d’une centaine ont décidé de suivre une grève de la faim sauvage, en d’autres termes, ils ne s’alimentaient plus du tout. Après négociations, ces prisonniers ont décidé d’alléger leur mouvement et sont actuellement toujours en grève de la faim mais se « nourrissent » d’eau et de sucre.
Ce qui pourrait étonner cependant, c’est que parmi cette centaine de grévistes, une vingtaine sont des accusés ou condamnés de droit commun pour viol, kidnapping, vol et même de meurtre pour cinq d’entre eux qui se sont même fait coudre les lèvres.
Après l’interruption de la grève sauvage, les revendications issues des négociations ont fusé. Si pour les salafistes, la principale demande consiste à activer voire traiter en urgence leur cas et leurs procès, pour les condamnés de droit commun qui ont suivi le mouvement de grève, les demandes consistent à reprendre à zéro leur procès. De quoi tomber des nues !
Parallèlement à ces grèves, d’autres détenus se sont manifestés, comme ceux prisonniers dans le pavillon réservé aux personnalités de l’ancien régime, qui ont « ambitionnent », elles aussi, de suivre une grève de la faim, sur le modèle de la grève suivie par les salafistes détenus à Mornaguia.