Il ne s’agit pas d’un nouveau roman de Douglas Kennedy mais de l’histoire d’une femme promue provisoirement Ministre de la Femme et de la Famille dans un pays qui vit une période transitoire.
Tout récemment, le monde entier a été secoué par une sordide histoire de viol d’une jeune femme tunisienne par 3 policiers suivie du procès de cette même jeune femme poursuivie pour atteinte aux bonnes moeurs.
Mais il existe une personne au monde qui semble avoir résisté à ce tsunami planétaire et qui est bizarrement restée quelques jours indifférente à ce drame, il s’agit de Sihem Badi, Ministre de la Femme, qui s’est signalée par son silence assourdissant, une semaine durant.
Et voilà que notre Ministre semble se réveiller de sa torpeur et se rappeler qu’elle est dans l’obligation de travailler. D’aucuns auraient pu penser que Sihem Badi allait enfin s’occuper du dossier brûlant des écoles coraniques qui prolifèrent de manière anarchique dans les quartiers populaires et dans lesquelles on procède à un véritable endoctrinement sectaire à l’instar de ce qui se passe dans les « Madrassas » de Pechawar.
Dans ces écoles, on apprend aux filles à se voiler dès le très jeune âge, leur volant ainsi cette innocente enfance; quant aux garçons,on les prépare à être de futurs bons Djihadistes!
Mais il a fallu déchanter; en effet, le réveil tonitruant de Madame la Ministre a consisté à vouloir éventuellement poursuivre en justice les publicitaires qui avaient réalisé le spot fromage contenant le slogan »Tahli Jben », qui selon la ministre est utilisé par les consommateurs de drogue pour désigner le manque !!!!
Non, personne ne rêve, Madame la Ministre paraît parler le plus sérieusement du monde, au cas où il s’avère que les enfants peuvent utiliser le jargon des consommateurs.
Le comportement de Sihem Badi est à l’image de celui de tout le gouvernement, incapable de se fixer des objectifs clairs et d’établir des priorités et se retrouvant en train de patauger !
Moez Ben Salem
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