En dépit de la faible couverture médiatique internationale, leurs cas suscitent désormais une mobilisation croissante d’Algériens des quatre coins du monde de plus en plus conscients du fait que défendre la liberté des ces militants, c’est défendre la liberté pour chaque citoyen algérien. Le droit de manifester est constamment bafoué en Algérie et la Haut Commissaire des Droits de l’Homme des Nations Unies en visite cette semaine à Alger a d’ailleurs tenu à exprimer son inquiétude quant aux violations répétées des libertés publiques (une pétition pour la défense du droit de manifester circule actuellement sur la toile).
Parmi les concernés se trouvent les militants algériens Abdou Bendjoudi (Mouvement de la Jeunesse Indépendante pour le Changement), Othmane Aouameur (Réseau de Défense des Libertés et de la Dignité), Yacine Zaid (syndicaliste, Ligue algérienne de défense des droits de l’homme) et Lakhdar Bouzina (SNAPAP) qui comparaîtront devant le tribunal de Bab el Oued le 25 septembre sur accusation d’«attroupement non armé» [manifestation].
A cette occasion, un sit-in sera organisé samedi 22 à 16h à Tunis, en soutien avec les rassemblements de solidarité en Algérie et pour dire non à l’instrumentalisation de la justice à des fins de répression politique. Un rassemblement devait être organisé à la même heure à Paris mais a du être reporté au lundi 24 septembre sur conseil de la préfecture de Police. Ces nouvelles formes de solidarité internationale viennent consolider les actions de terrain menées par les acteurs de la société civile algérienne s’engageant pacifiquement pour l’instauration d’un Etat de droit et l’indépendance de la justice, et se solidarisant avec les causes défendues à travers le pays par des citoyens en détresse.
Communiqué
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