Le ministère de l’Agriculture a décidé de suspendre la pêche du corail rouge sur l’ensemble du littoral tunisien jusqu’au 31 décembre 2026.
Signée le 22 octobre 2026, cette décision intervient quelques semaines après la publication d’un nouvel arrêté visant à renforcer l’encadrement de cette activité, notamment en matière de plongée professionnelle et de traçabilité des prélèvements.
Une suspension applicable à tout le littoral tunisien
La mesure ministérielle prend effet dès sa signature et concerne toutes les zones côtières du pays. Elle s’appuie notamment sur le procès-verbal de la réunion de la commission consultative chargée de l’organisation de la pêche maritime, tenue le 28 septembre 2026, ainsi que sur la réglementation en vigueur.
Cette suspension est temporaire et ne constitue pas une interdiction définitive de la pêche du corail rouge. Elle restera applicable jusqu’à la fin de l’année 2026, sauf nouvelle décision des autorités compétentes.
Une décision après le renforcement du cadre réglementaire
Cette mesure intervient environ six semaines après la publication de l’arrêté ministériel du 8 septembre 2026, paru au Journal officiel de la République tunisienne le 11 septembre. Ce texte avait établi de nouvelles conditions pour encadrer la pêche du corail rouge.
Parmi les principales exigences figuraient l’obtention d’une autorisation de plongée professionnelle, le respect d’une profondeur minimale de 50 mètres et d’un diamètre minimal de 7 millimètres pour le corail prélevé. Le dispositif prévoyait également la géolocalisation satellitaire des unités de pêche ainsi que des obligations renforcées en matière de traçabilité de la production.
Des répercussions économiques encore difficiles à évaluer
La suspension concerne l’ensemble des opérateurs autorisés à pratiquer cette activité en Tunisie. Elle pourrait entraîner des perturbations économiques pour les professionnels concernés durant la période d’arrêt, notamment dans les zones où la pêche du corail rouge représente une activité importante.
Tabarka et les autres régions concernées pourraient ainsi ressentir les effets de cette interruption temporaire. Toutefois, en l’absence de données actualisées sur le nombre d’opérateurs, les volumes de corail prélevés, les emplois concernés et la valeur des exportations, il reste difficile de mesurer précisément les conséquences économiques de cette décision.
L’évolution de la réglementation et les éventuelles mesures prises par les autorités d’ici au 31 décembre 2026 seront déterminantes pour connaître les conditions d’une éventuelle reprise de cette activité.
