
Des troubles ont éclaté, jeudi 22 novembre aux environs de 17H00 à la prison de Mornaguia, peu après la visite du ministre de la Justice Noureddine Bhiri lorsque «trois prisonniers protestataires se sont auto-mutilés à coups de lames de rasoir tandis que d’autres détenus ont forcé l’une des portes intérieure de la prison» a appris l’agence TAP de sources sécuritaire et militaire.
Le ministère de la Justice avait affirmé jeudi dans un communiqué que la majorité des détenus avaient cessé leur grève de la faim, des informations démenties par les avocats des prisonniers, alors que deux militants sont morts la semaine dernière.
Le porte-parole du ministère, Adel Riahi, contacté par l’AFP, s’est cependant refusé à avancer un chiffre exact, alors que selon un bilan officiel plus de 100 détenus -des militants salafistes comme des prisonniers de droit commun- étaient en grève de la faim en début de semaine.
Les avocats des détenus avaient démenti ces propos, assurant que les grévistes avaient simplement accepté d’adoucir leur action, acceptant «de boire de l’eau sucrée» et d’être hospitalisés si nécessaire.
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