Le bilan de la sécurité routière en Tunisie demeure préoccupant. Si le nombre d’accidents de la circulation et de blessés est en nette diminution depuis le début de l’année, la mortalité routière poursuit, en revanche, sa progression.
Selon les statistiques provisoires publiées dimanche par l’Observatoire national de la sécurité routière (ONSR), 665 personnes ont perdu la vie sur les routes tunisiennes entre le 1er janvier et le 11 juillet 2026, contre 603 durant la même période de 2025, soit une hausse de 10,28 %.
Paradoxalement, cette augmentation du nombre de victimes intervient alors que les accidents sont moins nombreux. L’ONSR a recensé 2.388 accidents de la circulation au cours des six premiers mois et demi de l’année, contre 2.951 à la même période en 2025, ce qui représente une baisse de 19,08 %.
La tendance est également favorable en ce qui concerne les blessés. Leur nombre a reculé de 18,69 %, passant de 3.836 à 3.119 personnes sur un an.
L’inattention, première cause des accidents
L’Observatoire souligne que l’inattention des conducteurs demeure la principale cause des accidents de la route. Elle est à l’origine de 28,48 % des sinistres enregistrés depuis le début de l’année.
L’excès de vitesse arrive en deuxième position avec 339 accidents, représentant 22,57 % du total. D’autres facteurs, tels que le non-respect du code de la route, les dépassements dangereux ou encore la fatigue au volant, continuent également de contribuer à l’insécurité routière.
La vitesse, principal facteur des accidents mortels
Si l’inattention est la première cause des accidents en nombre, c’est la vitesse excessive qui demeure le principal facteur des drames routiers.
D’après les données de l’ONSR, les accidents liés à l’excès de vitesse ont fait 257 morts et 751 blessés depuis le début de l’année. L’inattention est, pour sa part, responsable de 98 décès et de 776 blessés.
Ces chiffres illustrent la gravité des accidents provoqués par la vitesse, qui restent les plus meurtriers malgré un nombre moins élevé que ceux dus à l’inattention.
L’Observatoire national de la sécurité routière précise que ces statistiques, arrêtées au 11 juillet 2026, sont provisoires et font l’objet d’une actualisation quotidienne en fonction des données communiquées par les services officiels.
Il rappelle également que le classement des accidents et des victimes par gouvernorat repose exclusivement sur le nombre de cas recensés, sans prendre en considération les différences démographiques, économiques ou sociales entre les régions.
Avec TAP.

