Dans le cadre d’un échange tuniso-allemand organisé par le CREDIF (Centre de Recherches, d’Etude de Documentation et d’Information sur la Femme), un atelier débat a traité de la violence faites aux femmes Tunisiennes.
Un phénomène bien réel mais qui reste tout de même tabou pour certaines femmes qui le voit comme une « honte ».
Pire encore, il existe des femmes qui estiment qu’elles ont mérité « cette correction qui leur a été infligé ».
Qu’on se le dise, en Tunisie ce sujet reste encore sous scellé car les femmes n’ont pas appris à clamer haut et fort leurs droits. On a tous quelqu’un au sein de notre entourage qui a subi une violence de quelque nature que ce soit, mais qui a préféré se taire pour le bien de ses enfants, pour ne pas à devoir être seule, ou même pour que sa réputation ne soit pas entachée.
Une horreur vécue par 60% de femmes tunisiennes qui ont avoué être victimes de violence conjugale, que dire des autres qui ont choisi de se taire. Outre les violences domestiques, 49.1 % des femmes ont été agressées dans les lieux publics.
Des chiffres qui ont été annoncé par la ministre de la Femme, de la Famille et de l’Enfance, Naziha Laabidi, qui a insisté sur l’impératif de mettre en place des mesures nécessaires pour réduire un tant soit peu ce fléau.
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